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Justine Henin et Rafael Nadal visent à partir de dimanche un troisième succès d'affilée à Roland-Garros, un sacré défi tant le triplé reste une performance rare dans le plus exigeant des tournois majeurs.
Steffi Graf? Non. Chris Evert? Que nenni. Ivan Lendl? Presque. René Lacoste, Henri Cochet? Toujours pas. A éplucher le palmarès des Internationaux de France, le constat interpelle: presque tous les grands noms de l'histoire du tennis se sont cassé les dents sur ce troisième titre consécutif.
On repère des doublés à foison. Mais pour trouver trace d'un triplé, il faut sortir la grosse loupe, comme si une malédiction pesait sur les doubles tenants du titre.
Chez les hommes, Björn Borg est finalement le seul et unique à avoir réussi la passe de trois depuis... la première guerre mondiale, avec quatre succès de suite entre 1978 et 1981. Dans le tournoi féminin, Monica Seles est devenue il y a quinze ans la première -et dernière- à y arriver depuis 1937.
C'est dire l'étendue de l'exploit que constituerait une nouvelle victoire de Henin et/ou Nadal. Si l'histoire du tournoi ne plaide pas en leur faveur, tous deux sont armés pour relever le défi, puisqu'ils sont incontestablement les meilleurs joueurs sur terre battue de ces dernières années et les favoris logiques de l'édition 2007.
Une fois digéré un début de saison perturbé, leur préparation a été quasi parfaite. Henin, absente à l'Open d'Australie pour soigner son vague à l'âme (séparation avec son mari), a retrouvé le circuit avec fracas en remportant les tournois de Dubaï et de Doha et en jouant la finale à Miami.
Sur terre battue, la N.1 mondiale, qui postule pour un quatrième titre en cinq ans à Paris, s'est ensuite limitée à deux tournois, pour une victoire à Varsovie et une demi-finale à Berlin.
Après un début d'année saumâtre et huit mois sans la moindre finale, Nadal est, lui, sorti du bois avec une victoire à Indian Wells. Sur sa surface de prédilection, le Majorquin a ensuite porté sa série de victoires à 81, en gagnant pour la troisième année de suite (tiens, tiens...) Monte-Carlo, Barcelone et Rome.
Si cette chevauchée a été interrompue par Roger Federer en finale de Hambourg, l'inquiétude n'est pas de mise. Mettant cette défaite sur le compte de la lassitude, mentale plus que physique, le pirate de Manacor persiste à dire qu'il n'a jamais été aussi fort que cette année.
Alors que Henin fait face à une concurrence fuyante et pas encore clairement identifiée, Nadal devra composer une nouvelle fois d'abord avec celle de Federer, son challenger presque exclusif sur terre battue.
Leur duel à distance tiendra le tournoi en haleine en attendant de déboucher, comme tout le monde l'attend, sur un remake de la finale de l'année dernière.
Les deux hommes ont creusé un tel vide par rapport au reste du peloton qu'il est difficile de dénicher un troisième homme. On peut citer pêle-mêle les noms du jeune Serbe Novak Djokovic, de l'épouvantail argentin Guillermo Canas, du bombardier chilien Fernando Gonzalez ou encore du routier espagnol Tommy Robredo et du stakhanoviste russe Davydenko. Mais aucun ne porte un projet d'alternative suffisamment crédible pour l'instant.
D'autant que Federer semble avoir surmonté son premier passage à vide depuis sa prise de pouvoir en 2003. Déjà chahuté par deux défaites contre Canas à Indian Wells et Miami, le N.1 mondial a connu sa pire semaine depuis quatre ans à Rome, où il a perdu son troisième tour face à Volandri et son entraîneur Tony Roche.
Son superbe rebond à Hambourg a rapidement mis fin à la thèse du déclin du Suisse qui tentera d'atteindre sa huitième finale de Grand Chelem d'affilée. S'il parvient à remporter le dernier majeur qui manque à sa collection, le Suisse ne serait plus très loin du titre de meilleur joueur de tous les temps, d'autant que l'hypothèse d'un Grand Chelem deviendrait parfaitement plausible.
Alors que chez les hommes le duel Federer-Nadal écrase tout, il est nettement plus ardu de trouver une rivale exclusive à Henin. Amélie Mauresmo manque de matches après son opération de l'appendice mais son tableau est plutôt dégagé.
Les joueuses russes sont une nouvelle fois omniprésentes avec Svetlana Kuznetsova, plutôt que Maria Sharapova, en tête de liste. A surveiller également trois autres joueuses de l'Est, les Serbes Jelena Jankovic et Ana Ivanovic ainsi que la Tchèque Nicole Vaidisova.
Mais quitte à choisir, c'est Serena Williams qui paraît constituer la principale menace pour Henin, d'autant que l'Américaine a annoncé que son unique trophée glané à Paris, en 2002, "se sent un peu seul" dans sa vitrine.
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Le court Suzanne-Lenglen sera ce mercredi le terrain de jeu des chouchous de Roland-Garros puisque Marat Safin, Roger Federer et Justine Henin y joueront leur deuxième tour et qu'Amélie Mauresmo y fera son entrée dans le tournoi. La Française doit rencontrer, s'il ne pleut pas, l'Américaine Laura Granville.
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A la mi-journée, aucun favori n'a connu de souci notable jeudi à Roland-Garros à l'image de Maria Sharapova ou de Rafael Nadal, impitoyable face au 227e mondial.
Roland-Garros: aucun souci pour les favoris
A la mi-journée, aucun favori n'a connu de souci notable jeudi à Roland-Garros à l'image de Maria Sharapova ou de Rafael Nadal, impitoyable face au 227e mondial.
La Russe Maria Sharapova, tête de série N.2, à Roland-Garros le 31 mai 2007
Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer l'article Envoyer par email PARIS (AFP) - 31 mai 2007 | 17H53
Après un premier tour périlleux devant l'Argentin Juan Martin Del Potro, le Majorquin a passé un après-midi très paisible sur le court Suzanne Lenglen.Opposé à l'Italien Flavio Cipolla, qui restait sur cinq éliminations au premier ou au deuxième tour d'un tournoi challenger, il a sprinté vers la douche, sans jamais se retourner (6-2, 6-1, 6-4).
Dans son sillage, Novak Djokovic, Ivan Ljubicic chez les messieurs, Ana Ivanovic, Maria Sharapova et Serena Williams chez les dames, ont rejoint sans ciller le troisième tour.
Le choc couleur sépia du début de journée a opposé sur le Central deux anciens vainqueurs de Grand Chelem, Lleyton Hewitt et Gaston Gaudio. C'est finalement l'Australien qui a eu le dessus, en remontant, comme à ses plus belles heures, un déficit de deux sets à zéro (4-6, 3-6, 6-2, 6-4, 6-2).
Côté français, le début de journée n'a pas été brillant avec les éliminations de Florent Serra, Mathieu Montcourt et Laurent Recouderc, tous opposés à des têtes de série.
Seul Olivier Patience s'est qualifié, de haute lutte, pour le troisième tour en dominant l'Argentin Mariano Zabaleta en cinq sets.
Les deux duels franco-français entre Amélie Mauresmo et Nathalie Dechy, ainsi qu'entre Paul-Henri Mathieu et Gilles Simon avaient lieu dans l'après-midi.
Résultats de la cinquième journée:
Simple messieurs (2e tour):
Simple dames (2e tour):
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Roland-Garros: bilan français décevant, seule Bartoli subsiste
Ils étaient 36 sur la ligne de départ et au terme de la première semaine, seule Marion Bartoli entretient les espoirs du tennis français, qui a signé cette année son plus mauvais bilan à Roland-Garros depuis 10 ans.
En 1997, Mary Pierce avait été la dernière à porter haut les couleur bleu-blanc-rouge avant de chuter contre l'Américaine Monica Seles, alors numéro un mondiale, en huitièmes de finale.
Comme Pierce en son temps, Bartoli aura elle aussi fort à faire pour tenter de décrocher dimanche son billet pour les quarts de finale face à la Serbe Jelena Jankovic, tête de série numéro quatre.
Après les défaites prématurées de Richard Gasquet et Sébastien Grosjean en début de quinzaine, Paul-Henri Mathieu semblait la meilleure chance française pour la suite du tournoi masculin.
Physiquement hors du coup, il a sombré corps et biens samedi, face au Russe Igor Andreev (7-6 6-0 6-3).
"Assez tôt dans le match, je me suis dit que ce serait dur. Je sentais que je n'avais pas de jus, j'avais du mal à bouger", a dit Mathieu.
LA SURPRISE PATIENCE
Inattendu au stade du troisième tour, Olivier Patience a lui livré un beau combat face au Serbe Novak Djokovic, tête de série numéro six. Mais il a fini par céder 6-3 au cinquième set au terme d'un combat titanesque.
Son adversaire a salué sa performance et Patience n'a montré aucune déception, conscient d'avoir réalisé une belle performance.
"C'était bon ! Je n'ai pas gagné mais c'était super bon. Il a joué super bien dans les moments importants. J'ai très, très bien joué mais je peux encore progresser sur des détails", a dit Patience.
Amélie Mauresmo a certainement été la plus grande déception de la journée de samedi. L'ancienne numéro un mondiale a été battue par la Tchèque Lucie Safarova, qui l'avait déjà dominée en huitièmes de finale de l'Open d'Australie.
La Française, à cours de préparation, a mené 3-0 dans les deux manches avant d'être battue 6-3 7-6. Opérée de l'appendicite en mars et contrainte d'observer deux mois d'arrêt, l'ancienne numéro un mondiale ne pouvais donner plus.
"Il n'y a pas eu de miracle. A un moment donné, il y a des équations très simples qui sont : on travaille, on est en confiance et on joue de mieux en mieux. Malheureusement, le résultat est sans surprise", a commenté Mauresmo.